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Tourisme

Purcaraccia : randonnée aux cascades et vasques

Le parfum de cistes vous chatouille les narines. Le granite chauffe sous vos semelles. Et là, soudain, le bruit des cascades couvre le vent: les cascades de Purcaraccia murmurent, puis grondent, puis invitent. Vous rêvez de leurs piscines naturelles translucides, de leur toboggan de roches polies, du panorama exceptionnel sur les Aiguilles de Bavella. Je vous y emmène? Pas à pas. Avec méthode. Et un brin de prudence: le sentier est non balisé.


Accès depuis Solenzara: route scénique et virage en épingle à cheveux


Au départ de Solenzara (rive droite), je prends la D268 vers le col de Bavella. La chaussée s’élève, le maquis s’épaissit, les crêtes du Massif des Aiguilles de Bavella se découpent comme des scies dans le ciel. Après une succession de lacets, je vise le fameux virage en épingle à cheveux qui sert de repère d’accès à la Purcaraccia (rivière).



  • Se garer: stationnez proprement dans l’évasement du virage ou sur les bas-côtés prévus, sans empiéter sur la route. Les contrôles sont fréquents.

  • Coordonnées GPS du parking (indicatives): 41.8575, 9.3060 pour l’épingle de départ sur la D268. Point d’entrée vers le lit de la rivière: 41.8529, 9.2995. Saisissez-les dans votre GPS et comparez avec votre carte pour sécuriser l’approche.


Astuce: tapez “Cascades de Purcaraccia” ou “Purcaraccia parking D268” dans votre application de randonnée. Si vous voyez “Bocca di Larone”, vous êtes dans le bon secteur de la Corse du Sud.


Itinéraire: pas à pas sur un sentier non balisé (avec trace GPX)


La magie commence hors balisage. C’est beau. C’est sauvage. C’est aussi déroutant à la première tentative. Je vous conseille de préparer une trace GPX fiable et de la charger sur votre téléphone ou votre montre. Une petite vidéo de présentation vue sur YouTube peut aussi aider à visualiser les passages délicats.


Itinéraire type depuis l’épingle (aller simple, descriptif indicatif):



  • Je m’engage sur une sente terreuse à droite du virage, qui plonge dans le maquis (cistes, bruyères, arbousiers). En 10 minutes, j’entends le bruit des cascades. Je traverse un ruisseau annexe.

  • J’oblique à gauche (cairns intermittents) pour prendre une croupe. Le sol devient granitique, puis des dalles inclinées apparaissent. Je garde mes distances du bord: le rocher est lisse par endroits.

  • Je descends au lit de la Purcaraccia, je remonte ensuite la rive droite, au-dessus des vasques, en restant attentif: plusieurs traces parallèles existent.

  • Les premières piscines naturelles apparaissent. Pour atteindre la grande vasque et la célèbre “glissade” de granite, un court passage de scramble (mains nécessaires) sur dalle peut impressionner. Je progresse au sec, jamais dans le courant.


Parenthèse utile: si votre esprit quitte le sentier pour l’eau vive, retenez que le canyon de la Purcaraccia suit un cheminement aquatique à part. Rappels le long des cascades, toboggans naturels, gestion du débit: c’est une activité d’aventure au cœur de la nature qui demande matériel, technique et encadrement adaptés. Je randonne? Je reste au sec. Je canyonne? Je m’équipe et je me renseigne avant de m’engager.


Conseil d’orientation: si vous perdez les cairns, écoutez l’eau, restez en surplomb du cours et cherchez la sente la plus “propre”. J’évite de tracer à travers la végétation: le maquis raye les jambes et on s’égare vite.


Trace numérique: préparez une trace GPX A/R et une variante d’échappatoire. Vérifiez le dénivelé et le profil sur carte avant de partir. Conservez la batterie (mode avion, écran réduit).


Vue photo-réaliste d'un toboggan en granit poli menant à plusieurs piscines interconnectées, avec surfaces humides et reflets dans l'eau, terrasses en pierre et végétation luxuriante, éclairage doux en fin d'après-midi et ambiance sereine aux tons bleus et verts.


Temps de marche, dénivelé et niveau de difficulté



  • Distance: 3,5 à 4,5 km A/R selon le point d’arrêt.

  • Dénivelé: environ 250 à 350 m de D+ cumulé.

  • Temps de marche pur: 2 h à 2 h 45 A/R.

  • Avec pauses baignade: comptez 3 h 30 à 5 h.


Niveau de difficulté: randonnée pédestre courte mais “modérée à soutenue” pour un non-initié, principalement à cause:



  • du sentier non balisé (orientation),

  • de quelques dalles lisses et raides (adhérence indispensable),

  • de la proximité de barres rocheuses au-dessus des vasques.


J’emmène des enfants habitués à marcher? Oui, mais seulement si vous maîtrisez l’itinéraire et que vous renoncez au moindre doute. Les passages exposés ne pardonnent pas.


Meilleures périodes pour visiter et moments clés



  • Printemps (avril-juin): débit charmant, fleurs du maquis, températures idéales. Mon choix n°1.

  • Début d’automne (septembre-octobre): eau encore agréable, lumière dorée, affluence en baisse.

  • Été (juillet-août): fréquentation élevée, chaleur, rochers brûlants, parkings saturés. Je pars à l’aube.

  • Hiver et après gros orages: eau glacée, roches glissantes, débits parfois dangereux. Je reporte.


Timing gagnant: départ entre 7 h et 8 h l’été, pour profiter des vasques en calme et d’une lumière rasante sur les Aiguilles de Bavella.


Équipement futé pour le maquis corse et les rochers


Votre sac fait la différence entre “journée carte postale” et “galère”.



  • Chaussures à semelles accrocheuses (type Vibram) + bâtons télescopiques pour la descente.

  • Eau: 1,5 à 2 L/personne, chapeau, lunettes, crème solaire, répulsif (taons en été).

  • Maillot, serviette légère, chaussons d’eau si vous avez le pied sensible.

  • Trousse de secours minimaliste, couverture légère, sifflet, carte hors-ligne + trace GPX.

  • Option fraîcheur printemps/automne: chaussettes néoprène pour tremper sans grelotter.


Je laisse les tongs à la plage. Et j’évite les semelles lisses: la dalle granitique polie, ça glisse en beauté.


Sécurité: baignade, canyonisme et réglementations


Randonnée oui, canyonisme… seulement si vous êtes équipés et encadrés. Sur la Purcaraccia, la frontière est fine: on voit des cordes, des casques, des combinaisons, des sauts. C’est tentant. C’est aussi accidentogène.



  • Baignade: possible dans les vasques calmes. Je vérifie la profondeur à la main, je rentre prudemment, je n’effectue aucun saut sans repérage précis (rochers affleurants invisibles).

  • Toboggans: réservés aux pratiquants encadrés. La roche “savonnée” réclame des trajectoires maîtrisées.

  • Canyonisme: certains secteurs peuvent être soumis à des arrêtés municipaux temporaires (sécheresse, risques, surfréquentation). Avant toute descente, je me renseigne auprès de la mairie/la gendarmerie ou de l’office de tourisme de Solenzara/Bavella.

  • Orages: crues soudaines possibles. Au ciel qui noircit, je m’éloigne du lit de la rivière, je remonte en terrain sûr.

  • Enfants: gilet flottant si baignade; vigilance constante en bordure de dalles inclinées.


Éthique de montagne: pas de feu, pas de drone en zone fréquentée, pas de savon dans les vasques, pas de déchets. Vous aimez l’eau émeraude? Laissez-la impeccable.


Purcaraccia : randonnée aux cascades et vasques


Points de vue: cadrer les Aiguilles de Bavella sans foule


La première plateforme naturelle se trouve au-dessus des grandes vasques, côté rive droite: en fin de matinée, les Aiguilles de Bavella se découpent en contre-jour, comme des orgues de pierre. L’après-midi, la lumière caresse les parois, l’ocre du granite s’allume. Je change d’angle? Je monte légèrement au-dessus du lit, par une rampe de dalles: là, la perspective s’ouvre, le relief se superpose, l’œil voyage jusqu’aux crêtes crénelées.


Le meilleur cliché? Celui pris tôt, quand la vapeur d’eau suspend dans l’air et que le “pshitt” de la cascade se mêle au parfum de myrte. On dirait une brume sucrée.


Préparer son excursion: méthode simple et efficace



  • J’étudie la carte, j’enregistre ma trace GPS et une alternative retour.

  • J’affiche la météo et le débit récent. Au doute, je décale.

  • Je vise un départ tôt pour me garer et marcher au frais.

  • Je prévois du temps sur place: la lumière change, l’eau aussi. Je savoure.


Envie de visualiser les passages? Je regarde une courte vidéo de présentation sur YouTube pour jauger l’exposition des dalles. Puis je referme l’écran et je fais confiance à mon sens de l’itinéraire.


Itinéraire retour: ne vous laissez pas piéger par la facilité


Classique: on remonte le lit, on s’émerveille, on s’attarde… et, au retour, on emprunte une sente “plus directe” qui finit en cul-de-sac au-dessus d’une vasque. Je m’en tiens à la trace de l’aller, je gagne 20 minutes et j’épargne mes genoux. Règle d’or: quand le sol devient trop poussiéreux et raide, c’est souvent la mauvaise branche. La bonne traverse, contourne, puis remonte souplement.


Les pièges à éviter: mon top 5 d’ancienne de la Purcaraccia



  • Sous-estimer l’orientation: le sentier est non balisé, les cairns bougent. La trace, c’est votre filet.

  • Mésestimer la dalle: granit + fine pellicule d’eau = patinoire. Je garde mes semelles sèches autant que possible.

  • Partir en milieu de journée: four, foule, places de parking inexistantes. L’aube, c’est la paix.

  • Confondre rando et canyon: sans équipement ni cadre, je reste hors de l’eau vive.

  • Oublier l’eau: le maquis pompe, la chaleur tape. J’emporte large, je bois régulièrement.


Dernier regard: Purcaraccia, la beauté qui demande du tact


À chaque visite, je redécouvre la Corsica minérale et sensuelle, cette alchimie singulière entre paysages alpins et parfums marins. Mon “truc” qui change tout? Avancer moins et regarder plus. Je m’offre la grande vasque, puis je grimpe dix minutes au-dessus. Silence. Les Aiguilles de Bavella font écran au vent, les gouttes perlent sur la peau, la roche respire la chaleur. Je range l’appareil, j’écoute le bruit des cascades. Et je me promets de revenir en hors-saison, un mardi de septembre, tôt, très tôt.


Préparez bien votre itinéraire, prenez soin de votre santé et sécurité, respectez le site. Vous verrez: la Purcaraccia se mérite… et le mérite, ça laisse des souvenirs qui collent à la peau comme l’odeur du maquis après la pluie.


Foire aux questions qui ne glisse pas (mais vous, parfois), cascades de Purcaraccia et conseils malins


Puis‑je me garer n’importe où près de la Purcaraccia ?


Vous pouvez stationner dans les espaces prévus au bord de la D268, mais garer proprement est vital : pas d’empiètement sur la route, respect des panneaux et des riverains. Si le virage est saturé, partez plus tôt ou cherchez une place plus loin et ajoutez une quinzaine de minutes de marche. Les contrôles sont fréquents en haute saison, donc évitez les débords sauvages qui entraînent amendes et gênes pour les autres visiteurs.


Faut‑il absolument une trace GPX ? Comment la préparer ?


Oui, je recommande fortement une trace GPX fiable. Constituez‑la à partir d’une source connue, enregistrez une variante de sortie et exportez‑la sur votre téléphone/montre. Testez la trace hors connexion, réduisez la luminosité de l’écran, mettez le téléphone en mode avion et emportez une batterie externe. Une copie papier de la carte n’est jamais inutile.


Les enfants peuvent‑ils suivre cet itinéraire ?


Oui, mais sous conditions strictes : vous devez maîtriser l’itinéraire, éviter tout passage exposé avec eux et garder une vigilance permanente près des dalles et des vasques. Pour la baignade, équipez‑les d’un gilet flottant si vous êtes près du courant. Si vous doutez, repérez un endroit calme et plat plutôt que d’emmener les enfants dans les passages techniques.


Peut‑on faire du canyoning sans guide ?


La frontière entre rando et canyoning est fine. Si vous voulez descendre en canyoning, partez avec équipement adapté (casque, combinaison, cordes) et un encadrement ou une expérience solide. Certaines sections peuvent être soumises à des arrêtés temporaires : renseignez‑vous auprès de la mairie ou des secours locaux avant de vous lancer.


Que faire en cas d’orage ou de montée du débit ?


Si le ciel s’assombrit, remontez immédiatement et gagnez un terrain sûr en altitude. Évitez le lit de la rivière : les crues peuvent être rapides et puissantes. Ayez toujours en tête un itinéraire d’évacuation avant d’entrer dans la vallée et surveillez la météo la veille et le matin du départ.


Quel équipement pour la baignade, les toboggans et la sécurité ?


Pour rester serein je prends au minimum : chaussures à semelle accrocheuse, bâtons pour les descentes raides, eau (1,5–2 L), maillot, chaussons d’eau et trousse de secours. Pour le canyoning : casque, gilet, combinaison néoprène, corde et encadrement. Les toboggans naturels exigent trajectoire maîtrisée et absence d’obstacles immergés — je ne saute jamais sans repérage.


Les chiens sont‑ils autorisés sur le sentier ?


Les chiens peuvent accompagner, mais prévoyez beaucoup d’eau, un moyen de les protéger des dalles brûlantes (période chaude) et tenez‑les en laisse dans les zones fréquentées. Les passages glissants et la forte chaleur rendent la sortie exigeante pour eux ; si vous avez un doute, mieux vaut laisser l’animal à l’ombre.


Quelle est la meilleure période et l’horaire idéal pour éviter la foule ?


Mon choix préféré : printemps (avril‑juin) et début d’automne (septembre‑octobre). En été, partez très tôt (départ 7 h–8 h) pour profiter du calme et des places de parking. Après de grosses pluies, attendez que le débit redevienne raisonnable.


Comment respecter le site et limiter son impact ?


Je ramène tout ce que j’ai apporté : déchets, emballages et protections solaires non biodégradables. Pas de savon dans les vasques, pas de feu, drone limité pour ne pas déranger la faune et les autres randonneurs. Favorisez les sentes déjà tracées pour ne pas piétiner le maquis fragile.


Je me blesse sur le parcours : que faire en priorité ?


Stabilisez la personne, arrêtez les saignements, immobilisez si suspicion de fracture et appelez les secours (112). Donnez des indications précises (point GPS si possible) et conservez la batterie du téléphone. Un sifflet, une couverture de survie et la trace GPX facilitent grandement l’intervention.


J’ai oublié ma batterie/je perds le signal : comment m’orienter ?


Écoutez l’eau et restez en surplomb du cours si vous la percevez : ça guide souvent vers le lit. Cherchez la sente la plus propre (moins végétalisée) et évitez de traverser le maquis inutilement. Si vous êtes vraiment perdu, restez calme, installez‑vous à un endroit visible et utilisez votre sifflet par séries de trois.


Des astuces pour réussir vos photos sans trop déranger le lieu ?


Privilégiez l’aube et la fin d’après‑midi pour la lumière. Montez légèrement au‑dessus du lit pour cadrer les Aiguilles de Bavella sans foule. Rangez l’appareil et profitez : parfois le meilleur cliché, c’est le souvenir réel. Évitez les zones fragiles pour vos poses et ne vous approchez pas des bords glissants juste pour un cliché.


Si vous avez une question précise non traitée ici (par exemple sur un passage technique particulier ou sur l’organisation d’une sortie avec des débutants), dites‑moi laquelle et je vous répondrai avec plaisir et précision.

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Commentaires fermés sur Purcaraccia : randonnée aux cascades et vasques
Pierrick Roux

Bonjour, je suis Pierrick, directeur de théâtre à Châteaubriant. Avec 47 ans d'expérience de vie, je dédie ma passion à la création et à la promotion de spectacles qui touchent le cœur du public. Mon objectif est de faire découvrir le monde du théâtre à tous, en rendant cet art accessible et vivant. Rejoignez-moi dans cette aventure artistique !